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La pensée et la réflexion sont les qualités psychiques qui nous permettent de comprendre, de saisir les choses, aussi bien les grands thèmes de la vie que ceux de notre société... En voici donc quelques-unes qui, souhaitons-le, vous permettra de vous tremper dans la cogitation. Constant Vanier
L'oisiveté
On dit souvent que l'oisiveté est la mère de tous les vices. Le dictionnaire la définit comme suit : qui n'a pas d'occupation, ou qui dispose de beaucoup de loisirs. Puisque dans la vie, il n'y a rien de mal à ne rien faire, je suis partant pour une définition positive. Par conséquent, pour moi, elle représente plutôt une période de relaxation. Plus précisément une couvée d'inspiration, car les périodes d'accalmie sont souvent source d'inspiration. L'inspiration qui précède la prochaine période, non de travail, mais bien d'accomplissements, d'aboutissements. La prochaine fois que vous vous jugerez oisif, voyez-le d'un oeil constructif, et taquiner votre muse.
La vie est équilibre
La vie est comme une ligne allant toujours vers l'avant. Toujours plus loin. À gauche de cette ligne se trouve ce que j'apelle le " côté labeur ", et à droite, le "côté récompense ". Vous pouvez aller aussi loin que vous voulez des deux côtés de la ligne : à gauche dans le laborieux de vos entreprises et à droite en vous payant tous les plaisirs, jouissances et réjouissances possibles de la vie. Mais n'oubliez jamais une chose : vous devez toujours revenir vers le centre, vers l'équilibre. Car l'exagération vous mènera d'un côté vers l'épuisement et la dépression, et de l'autre, vers la décadence et l'autodestruction. Autrement dit, l'échec dans les deux cas.
L'accomplissement au travail
Dans la vie, il y a le travail et l'accomplissement. Ne vous contentez jamais de travailler uniquement. Faites plus. Transformer votre travail en accomplissement et vous n'aurez plus jamais à travailler de votre vie. Alors ne travaillez pas aveuglément ou en vain, accomplissez quelque chose . Quelque chose de grand ou de petit, mais toujours dans l'accomplissement. Ainsi, vous n'aurez pas l'impression d'avancer, vous avancerez réellement.
Accommodement raisonnable : raisonnable ou déraisonnable ?
Parmi laïques et pratiquants, beaucoup ont confondu pensée libre et libre-pensée. Tandis que la pensée libre admet toutes les pensées, même la pensée religieuse, la libre-pensée, elle, ne peut l'accepter, puisque d'emblée antireligieuse. De l'affirmation précédente, je déduis alors ceci : si une société laïque est une société à pensée libre ; si un accommodement raisonnable est l'acceptation du limitatif et du restrictif de la pensée religieuse ; une société laïque ne peut donc que rejeter tout accommodement raisonnable.
La loi, c'est la loi...
Rien n'est plus frustrant que d'entendre dire que la loi c'est la loi lorsque celle-ci sert les intérêts des fabricants d'armes. Suivre la loi est le devoir de tout citoyen. Sauf que ces compagnies, qui se foutent carrément des conséquences de leurs produits, sont les premières à user de moyens (pas toujours légaux) pour faire en sorte que la loi ne change jamais. Quand la loi ne sert plus le bien de la collectivité mais davantage les profits de ces mégalomanes sans morale, la société peut se qualifier de malade.
Connaître sa langue
L'inexactitude des mots, c'est comme frapper un accord de musique par la mauvaise note, ça discorde et ça altère l'effet désiré.
Les Québécois responsables, un jour peut-être...
Il serait extraordinaire un jour que les Québécois, à l'opposé de l'alcool au volant, à l'opposé des jeux et loteries, à l'opposé du tabagisme, puissent accomplir un effort de conscience sans l'intervention de coûteuses campagnes publicitaires de la part du gouvernement. Arriver à se contenir, se contrôler par autoconscientisation, par autoresponsabilisation...
La société moderne est malade
Dans notre société moderne, il y a comme un sentiment de « tasse-toi de mon de chemin espèce de connard » qui plane. À titre d'exemple, pendant que tous ne sont pas des abrutis d'autres s'excuseront aussitôt qu'ils vous auront bousculé par mégarde. N'empêche que le sentiment général en est un de frustration et d'exaspération. La société moderne est malade.
L'homme et la vie
La vie est cruelle, l'homme est diabolique.
Dieu est accessible
La plus grande incompréhension ou ignorance de l'humanité est celle à propos de Dieu. Il m'est impossible de comprendre pourquoi les fervents croyants doivent (ou les fanatiques veulent) mourir pour l'atteindre, voire le rejoindre, pendant que c'est de notre vivant que nous pouvons le faire ? Attention, je n'ai pas dit le comprendre. Toutefois, nous y avons bel et bien accès. C'est cela le vrai mystère de la vie. C'est une fois que l'on s'est débarrassé de tout anthropomorphisme que l'on peut vraiment saisir que Dieu n'a rien de l'Homme. Dieu est l'Énergie qui transcende tout. Cette Énergie est celle qui a abouti à nous [ou à tout autre civilisation d'ailleurs que nous ignorons]. Même s'il n'appartient pas à l'esprit humain de comprendre, — c'est le Mystère —, le plus merveilleux est que nous y avons accès et pouvons l'utiliser. Ce privilège humain est la pensée consciente. La pensée consciente, incluant conscient et subconscient, ce dernier étant celui nous reliant à la Source. C'est le " comment " du nous-y-avons-accès. Pour le bien ou pour le mal, certes, mais le seul moyen que nous ayions pour l'accomplir, cette connexion. Le pourquoi de cette connexion représente le vrai Mystère de la vie. Voilà comment nous devrions concevoir Dieu. Voilà comment je conçois la foi moderne dont l'humanité a besoin.
Le Salut de l'humanité
Tandis que la religion parle de Salut, j'y vois simplement un retour au néant. L'Évolution, la Vie, c'est le cosmique, le minéral, le végétal, l'animal, puis, la pensée consciente. Que nous le voulions ou non, le retour au cosmique suite à la vie ne peut être que la seule possibilité. S'il existe quelque chose au-delà, il ne nous appartient guère de le connaître. En ces termes, je considère que l'Homme s'éteindra probabiliste. Notre compréhension doit être usée et utilisée à exploiter ce que le cycle de la vie nous permet d'explorer, c'est-à-dire notre vie. Cette vie. Si belle et si précieuse. Lorsque nous nous limiterons à comprendre, à répandre et, surtout, à respecter cette vie, sans tomber dans quelque délire religieux, nous aurons réussi notre mission d'être humain. Par conséquent, accompli la plus grandes des reconnaissances que nous puissions démontrer. Voilà où se trouve le véritable sens de nos existences : reconnaître la certitude de cette vie, et non pas la possibilté chimérique d'un au-delà faussement promis.
Où est Dieu ?
Dieu est partout nous dit-on. Peut-être, mais s'il existe vraiment je dirais plutôt qu'il se trouve au centre des deux plus grands opposants de l'histoire de l'humanité : la religion et la science. Pour cause, tandis que la religion place Dieu d'abord et avant tout comme un absolu sur lequel est basé l'ensemble de son enseignement, la science de son côté, ne voulant jamais l'admettre, repousse du revers de la main cet absolu. La vraie question est donc plutôt, qu'est-ce que Dieu ?
Et s'il n'y avait rien après ?
Imaginez un peu s'il n'y avait rien après la mort ? Cela enlèverait-il toute signification à la vie ? Pour plusieurs, certes. Pourtant, je dirais le contraire. Voilà l'erreur de toutes les religions, celle de réduire cette vie en un banal passage vers quelque chose de meilleur. Pas suprenant que l'humanité ait été méconduite, qu'elle en fut traumatisée. Et même si cela peut sembler le scénario le moins spectaculaire, je dirais "le plus plate", celui que beaucoup ne veulent pas entrendre, il est celui le plus probable.
Je vois donc la mort comme un profond sommeil. Long et sans rêve aucun qui se prolonge dans l'éternité. Contairement à ce que la grande majorité des humains cultivent, je ressens la mort comme un retour au néant, tout simplement. Comme quoi il n'y existe rien de plus précieux que la vie, celle qui nous est impartie, ici et maintenant.
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